Salut et bienvenue!
Vous êtes administrateur, membres ou amis de CentPapiers, voici un petit mot d'introduction:
Ce blog a été créé à l'occasion d'un travail sur les nouvelles technologies, instigué par Monsieur Moccozet, professeur à l'Université de Neuchâtel (en Suisse). C'est la raison pour laquelle ce blog est quasi désert et ne bénéficie d'aucun commentaire, il n'a été réalisé que dans un seul but: présenter le travail en question.
Celui comprend l'analyse d'un site internet de type Web2.0 et l'invention d'un "concept Web2.0" sorti de notre imagination...
Autant dire que le projet imaginaire a été pondu en quelques minutes et que l'analyse de CentPapiers m'a pris bien plus de temps, même si elle n'est ni exhaustive ni, à proprement parler, scientifiquement rigoureuse...
Voila, sur ce, je vous laisse visiter et lire l'étude... plaira, plaira pas, je vous laisse le soin de poster le tout premier commentaire !
Cordialement,
@nthony
Qui êtes-vous ?
- @nthony
- Genève, Switzerland
- Etudiant à l'Université de Neuchâtel (Suisse) en Sciences de l'information et de la communication.
vendredi 18 avril 2008
jeudi 13 mars 2008
Bienvenue (bis)
Tout de suite, le service web hypothétique et plus loin... l'analyse du site web CentPapiers
Navigateur virtuel
Création hypothétique d’un service Web 2.0 :
Navigateur-Univers virtuel
Le concept que j’ai imaginé ne porte pas sur un service précis du Web mais sur une modélisation de la navigation sur le Web. En fait, il s’agit d’une interface virtuelle, que l’on pourrait illustrer par un mash-up entre un service type MMORPG, Google Earth et un navigateur web. Un mélange d’Internet Explorer et de Second Life en quelque sorte…
Cet outil aurait les mêmes fonctionnalités que les browsers actuels et présenterait un cadre plus ou moins identique. Une fenêtre avec titre, barre des menus, barre d’outils, des tâches, des commandes et enfin barre d’adresse. D’autres services y seraient intégrés tels qu’un ou plusieurs moteurs de recherche, une icône pour les flux RSS ainsi qu’un certain nombre d’autres modules (addons), à l’image de ceux que présente Mozilla Firefox.
Le changement majeur – la nouveauté – interviendrait dans la manière dont serait présenté le contenu des sites et services de l’Internet. En fait, ils apparaîtraient sous forme d’animation virtuelle en trois dimensions. C’est là qu’entrent en jeu Second Life et Google Earth.
A partir des ces deux services, on peut imaginer que l’internaute, puisqu’on l’identifie par une adresse IP, se verrait doté d’un nom unique et d’un avatar personnalisable mais proche de son image réelle, du moins au départ. Ce personnage évoluerait dans « l’univers Internet », au lieu de parcourir des pages sur la toile, comme nous le faisons aujourd’hui. Chaque site serait alors représenté virtuellement dans ce monde, à l’endroit même où son siège est situé dans la réalité, par un bâtiment, une forme, un écran d’ordinateur (pour une présentation "à l’ancienne"), ou quelconque autre mode de représentation dynamique et interactif. Car l’enjeu principal serait de faire ressembler, en apparence, ce monde au nôtre. Avec Google Earth, on se téléporterait d’un site (siège) à un autre, soit grâce à une adresse avec URL, soit avec une adresse postale ou électronique (pour autant qu’une adresse électronique unique soit fournie à chaque utilisateur).
Visuellement, il faut imaginer quelque chose de grand (fabrication d’écrans toujours plus larges) pour permettre l’affichage de vastes espaces et de nombreux utilisateurs. Aussi, on rendrait visibles à l’écran les composantes et les outils même du Web : des sphères bleues pour les sites protégés (https), les antivirus et les filtres anti-spams des boîtes webmail ; des sphères rouges pour les sites à risques et à contenu sexuellement explicite ; des symboles distinctifs pour signaler les virus ou encore d’autres moyens spécifiques pour caractériser les sites d’institutions ou d’organisations officielles. Aussi, ce système de vision virtuelle permettrait de rencontrer directement l’avatar d’une personne lors d’une conversation par messages instantanés ou lors d’échanges de musique, de photos ou de flux RSS, ces données étant elles-mêmes symbolisées à l’image par des icônes en circulation entre les avatars.
Bien sûr on peut imaginer que les hackers et les réseaux pirates auraient leur place. Leur principal moyen serait de ne pas être identifié par un avatar ou d’en utiliser sous un faux nom ou de manière anonyme. Ils créeraient alors un monde parallèle dans les sous-sols ou sur une autre planète de cet univers virtuel. Car si, comme je l’ai dit plus haut, ce monde serait en apparence semblable à la réalité, il la dépasserait assez rapidement. Des espaces pourraient être occupés dans le ciel, sur l’eau sur la lune, dans l’espace, etc.
Les avantages d’un tel navigateur-univers ne sont pas tellement d’ordre pratique. Sans compter les contraintes techniques et technologiques de ce système, le fait d’imaginer les pages transformées virtuellement ne rend effectivement pas plus facile la lecture et l’organisation de la matière et de l’information. En réalité, si avantage il y a, c’est bien plus du côté ludique et lucratif. D’une part, ce monde intégrerait des jeux en trois dimension (jeux de foot, jeux de rôle, MMORPG, jeux du type SIMS, etc.) et d’autre part, il fonctionnerait sur la base du même système économique que Second Life ou d’autres MMORPG, c'est-à-dire, par le biais d’une monnaie virtuelle ayant toutefois une valeur dans le monde économique réel. Comme on l’a vu avec Second Life, ce fonctionnement commercial jouit d’un succès grandissant et suscite un intérêt croissant chez les actionnaires et autres grands de la finance internationale.
Le concept que j’ai imaginé ne porte pas sur un service précis du Web mais sur une modélisation de la navigation sur le Web. En fait, il s’agit d’une interface virtuelle, que l’on pourrait illustrer par un mash-up entre un service type MMORPG, Google Earth et un navigateur web. Un mélange d’Internet Explorer et de Second Life en quelque sorte…
Cet outil aurait les mêmes fonctionnalités que les browsers actuels et présenterait un cadre plus ou moins identique. Une fenêtre avec titre, barre des menus, barre d’outils, des tâches, des commandes et enfin barre d’adresse. D’autres services y seraient intégrés tels qu’un ou plusieurs moteurs de recherche, une icône pour les flux RSS ainsi qu’un certain nombre d’autres modules (addons), à l’image de ceux que présente Mozilla Firefox.
Le changement majeur – la nouveauté – interviendrait dans la manière dont serait présenté le contenu des sites et services de l’Internet. En fait, ils apparaîtraient sous forme d’animation virtuelle en trois dimensions. C’est là qu’entrent en jeu Second Life et Google Earth.
A partir des ces deux services, on peut imaginer que l’internaute, puisqu’on l’identifie par une adresse IP, se verrait doté d’un nom unique et d’un avatar personnalisable mais proche de son image réelle, du moins au départ. Ce personnage évoluerait dans « l’univers Internet », au lieu de parcourir des pages sur la toile, comme nous le faisons aujourd’hui. Chaque site serait alors représenté virtuellement dans ce monde, à l’endroit même où son siège est situé dans la réalité, par un bâtiment, une forme, un écran d’ordinateur (pour une présentation "à l’ancienne"), ou quelconque autre mode de représentation dynamique et interactif. Car l’enjeu principal serait de faire ressembler, en apparence, ce monde au nôtre. Avec Google Earth, on se téléporterait d’un site (siège) à un autre, soit grâce à une adresse avec URL, soit avec une adresse postale ou électronique (pour autant qu’une adresse électronique unique soit fournie à chaque utilisateur).
Visuellement, il faut imaginer quelque chose de grand (fabrication d’écrans toujours plus larges) pour permettre l’affichage de vastes espaces et de nombreux utilisateurs. Aussi, on rendrait visibles à l’écran les composantes et les outils même du Web : des sphères bleues pour les sites protégés (https), les antivirus et les filtres anti-spams des boîtes webmail ; des sphères rouges pour les sites à risques et à contenu sexuellement explicite ; des symboles distinctifs pour signaler les virus ou encore d’autres moyens spécifiques pour caractériser les sites d’institutions ou d’organisations officielles. Aussi, ce système de vision virtuelle permettrait de rencontrer directement l’avatar d’une personne lors d’une conversation par messages instantanés ou lors d’échanges de musique, de photos ou de flux RSS, ces données étant elles-mêmes symbolisées à l’image par des icônes en circulation entre les avatars.
Bien sûr on peut imaginer que les hackers et les réseaux pirates auraient leur place. Leur principal moyen serait de ne pas être identifié par un avatar ou d’en utiliser sous un faux nom ou de manière anonyme. Ils créeraient alors un monde parallèle dans les sous-sols ou sur une autre planète de cet univers virtuel. Car si, comme je l’ai dit plus haut, ce monde serait en apparence semblable à la réalité, il la dépasserait assez rapidement. Des espaces pourraient être occupés dans le ciel, sur l’eau sur la lune, dans l’espace, etc.
Les avantages d’un tel navigateur-univers ne sont pas tellement d’ordre pratique. Sans compter les contraintes techniques et technologiques de ce système, le fait d’imaginer les pages transformées virtuellement ne rend effectivement pas plus facile la lecture et l’organisation de la matière et de l’information. En réalité, si avantage il y a, c’est bien plus du côté ludique et lucratif. D’une part, ce monde intégrerait des jeux en trois dimension (jeux de foot, jeux de rôle, MMORPG, jeux du type SIMS, etc.) et d’autre part, il fonctionnerait sur la base du même système économique que Second Life ou d’autres MMORPG, c'est-à-dire, par le biais d’une monnaie virtuelle ayant toutefois une valeur dans le monde économique réel. Comme on l’a vu avec Second Life, ce fonctionnement commercial jouit d’un succès grandissant et suscite un intérêt croissant chez les actionnaires et autres grands de la finance internationale.
Maintenant, il ne reste plus qu’à trouver une poignée d’informaticiens ambitieux, un certains nombre d’actionnaires aventureux et beaucoup de temps…
jeudi 6 mars 2008
Lisez dès maintenant le travail d'analyse de CentPapiers :
Bienvenue,
Vous trouverez ci-dessous, mon travail sur le site http://www.centpapiers.com/ :
A savoir:
- l'analyse du site http://www.centpapiers.com/ selon les chapitres suivants:
> introduction
> web2.0 et journalisme citoyen
> fiche technique du site
> apparence
> contenu
> aspect économique
> conclusion
> notes
mais aussi
- le service web 2.0 imaginaire...
et finalement
- le rapport fourni en annexe expliquant ma démarche.
seront ajoutés par la suite:
- des documents qui s'y rapportent
- des vidéos, des images et d'autres choses que posterai très bientôt...
Alors bonne visite, et à bientôt pour de nouvelles mises à jour!
Vous trouverez ci-dessous, mon travail sur le site http://www.centpapiers.com/ :
A savoir:
- l'analyse du site http://www.centpapiers.com/ selon les chapitres suivants:
> introduction
> web2.0 et journalisme citoyen
> fiche technique du site
> apparence
> contenu
> aspect économique
> conclusion
> notes
mais aussi
- le service web 2.0 imaginaire...
et finalement
- le rapport fourni en annexe expliquant ma démarche.
seront ajoutés par la suite:
- des documents qui s'y rapportent
- des vidéos, des images et d'autres choses que posterai très bientôt...
Alors bonne visite, et à bientôt pour de nouvelles mises à jour!
Analyse du site Web www.centpapiers.com :
Université de Neuchâtel / ISIC Anthony Chenevard
Introduction aux technologies de l’information anthony.chenevard@unine.ch
Chargé d’enseignement : L. Moccozet février 2008
Analyse d’un service « Web 2.0 » dans le domaine
de l’information et de la communication
URL du site internet choisi : http://www.centpapiers.com
Introduction aux technologies de l’information anthony.chenevard@unine.ch
Chargé d’enseignement : L. Moccozet février 2008
Analyse d’un service « Web 2.0 » dans le domaine
de l’information et de la communication
URL du site internet choisi : http://www.centpapiers.com
Introduction :
Le site Internet québécois www.centpapiers.com est « une plateforme interactive de journalisme civique », « un média libre, participatif et ouvert, à travers lequel le citoyen peut partager l’information comme bon lui semble »[i]. Ces quelques mots, choisis par les administrateurs du site pour en définir la nature et les objectifs, posent plusieurs problèmes.
Tout d’abord, il s’agit de faire la lumière sur les concepts de « plateforme interactive » et de « journalisme civique », rattachés directement aux caractéristiques techniques du Web 2.0, dont nous introduirons les fondements à travers le premier point de cette analyse. Une fois ces bases théoriques établies, nous aborderons le service en question sous un double angle critique. D’un côté, l’examen de la forme, qui portera sur l’organisation de la matière, l’aisance de la navigation, ou encore l’apparence du site. De l’autre, l’étude du contenu, avec notamment la qualité et l’intérêt des écrits, le degré de liberté d’expression, la diversité des sujets ou la fiabilité des informations.
Après avoir développé ces trois points, nous devrions être en mesure de tirer une conclusion à propos du site CentPapiers, en posant ça et là quelques comparaisons entre celui-ci et d’autres services similaires (Agoravox, Rue89, NowPublic), à défaut malheureusement de pouvoir en tirer une conclusion comparée globale et systématique, du fait du manque de travaux de synthèse sur ces derniersa, (ceci dépasserait en outre nos objectifs initiaux).
Le site Internet québécois www.centpapiers.com est « une plateforme interactive de journalisme civique », « un média libre, participatif et ouvert, à travers lequel le citoyen peut partager l’information comme bon lui semble »[i]. Ces quelques mots, choisis par les administrateurs du site pour en définir la nature et les objectifs, posent plusieurs problèmes.
Tout d’abord, il s’agit de faire la lumière sur les concepts de « plateforme interactive » et de « journalisme civique », rattachés directement aux caractéristiques techniques du Web 2.0, dont nous introduirons les fondements à travers le premier point de cette analyse. Une fois ces bases théoriques établies, nous aborderons le service en question sous un double angle critique. D’un côté, l’examen de la forme, qui portera sur l’organisation de la matière, l’aisance de la navigation, ou encore l’apparence du site. De l’autre, l’étude du contenu, avec notamment la qualité et l’intérêt des écrits, le degré de liberté d’expression, la diversité des sujets ou la fiabilité des informations.
Après avoir développé ces trois points, nous devrions être en mesure de tirer une conclusion à propos du site CentPapiers, en posant ça et là quelques comparaisons entre celui-ci et d’autres services similaires (Agoravox, Rue89, NowPublic), à défaut malheureusement de pouvoir en tirer une conclusion comparée globale et systématique, du fait du manque de travaux de synthèse sur ces derniersa, (ceci dépasserait en outre nos objectifs initiaux).
Web 2.0 et "journalisme citoyen" :
Si l’on s’en tient à la définition fondatrice et largement répandue de Tim O’Reilly[ii], "Web 2.0" est un terme employé pour définir l’Internet, non pas comme un média constitué d’un ensemble de sites web isolés les uns des autres, mais plutôt comme une plate-forme informatique interactive pouvant fournir des applications web et des services aux internautes. Les principales caractéristiques des sites et services Web 2.0 sont :
> un plus grand dynamisme de leur contenu, de plus en plus malléable et évolutif
> une construction basée sur le "user-driven", pour une démocratisation d’Internet
> un mode de liens entre site plus performant et plus intéressant (RSS, XML)
> un aspect définitivement plus social, grâce aux points précédents
En bref, le Web 2.0 est plus dynamique, plus interactif, il met en avant les contributions de tout type d’internaute c’est pourquoi il est plus démocratique, plus social et plus facile à utiliser, car plus performant et plus productif. Bien sûr nombre de ces aspects peuvent être critiqués ou nuancés sous des considérations plus pointues et techniques. Mais il en ressort tout de même qu’en termes de forme et de contenu, une (r)évolution sensible du Web a eu lieu ces cinq dernières années.
Dans cette perspective, le site CentPapiers entre bien dans les rangs du Web 2.0. En effet, il s’agit d’un site web consacré à une utilisation démocratique de l’information par les citoyens et pour les citoyens. Le principe du "journalisme citoyen" répond parfaitement à cette "socialisation" de l’Internet que l’on attribue en générale au Web 2.0. C’est aussi un principe qu’on peut évidemment lui reprocher. Mettre la gestion de l’information dans les mains de tout un chacun peut présenter certains risques et, parallèlement, la multiplication de pages personnelles sur la toile peut aussi avoir des conséquences nuisibles à l’organisation de l’information dans sa globalité.
Cette discussion pourrait être prolongée et constituer à elle seule un sujet d’étude en matière d’information et de communication. Dans notre cas, nous nous concentrerons sur le site CentPapiers afin de savoir notamment si l’information y est postée et gérée efficacement et de manière raisonnée. Pour ce faire, arrêtons-nous à présent sur des considérations plus concrètes à propos de ce service.
Fiche technique du site :
Historique :
CentPapiers est né à la suite de la création d’un autre projet de plus petite ampleur intitulé « Les Chroniques de l’Internouille », blog d’actualité "people" dont le succès a crû très rapidement au Québec. Au vu de l’évolution de ce dernier, son créateur, Jean-Philippe Wauthier s’est associé à Olivier Niquet pour lancer CentPapiers, en mai 2006. En septembre dernier (2007), le site fut alors intégré à Branchez-Vous, portail web québécois regroupant toutes sortes de sites d’informations dans différents domaines (sport, affaires, divertissement, technologies, etc). Entre mai 2006 et juillet 2007, près de 1400 articles ont été publiés par quelques 250 rédacteurs inscrits, et lus par plus d’un demi millions de lecteurs. Au 26 février 2008, CentPapiers comptait 844 collaborateurs (administrateurs et rédacteurs confondus) et un peu moins de 1600 articles. En janvier le taux de fréquentation a atteint le nombre record de 93018 visiteurs.
Fonctionnement :
Le fonctionnement général de CentPapiers peut se résumer assez brièvement. Tout d’abord, l’utilisateur s’inscrit et adopte un pseudonyme pour signer ses futures contributions. Une fois "logged-in", il devient rédacteur et peut alors poster différents types d’information (selon les intitulés du site), articles, chroniques, billets, commentaires ou vidéos. Tout ce qu’un rédacteur soumet est alors évalué par un comité éditorial, composé de l’administration et de certains rédacteurs de « bonne qualité » qui ont fait la demande de participer aux évaluations. Il est précisé dans la rubrique "À propos"[iii] que les articles doivent respecter trois points principaux, sans cesse repris et développés tout au long du texte :
« 1 – L’article doit être rédigé dans un bon français et sans fautes d’orthographe.
2 – Les informations contenues dans l’article doivent être vérifiables et vérifiées.
3 – Les propos de l’article doivent être respectueux, sans porter atteinte à autrui. »
Quelques lignes plus bas, figurent certaines informations supplémentaires à l’attention des rédacteurs. On peut y lire notamment que cette politique éditoriale doit être respectée et que le cas échéant, le comité éditorial se réserve le droit de refuser un texte ou d’en solliciter l’auteur afin qu’il le modifie. Aussi, point important, il est écrit que « le contenu du texte ne sera en aucun cas modifié par le comité éditorial sans le consentement total de l’auteur ». Enfin il est signalé qu’un texte pourra être utilisé par un autre médium, avec l’accord de l’auteur. Propos conclus par une invitation auprès des rédacteurs et lecteurs à signaler d’éventuelles infractions à ce règlement.
En outre, notons aussi que le site est dépourvu de base légale définie et que le bon fonctionnement du journalisme citoyen repose sur l’observation du code déontologique de la profession journalistique, tel qu’il en existe un peu partout où la presse exerce librement.
Utilisation :
CentPapiers correspond aux types de services permettant à l’internaute de créer son propre compte. L’ouverture du profil est basique : inscription, enregistrement d’un pseudonyme et d’une adresse e-mail, à laquelle est envoyé un courrier de confirmation et un mot de passe. Hors connexion, le visiteur peut consulter tous les articles du site, sans avoir en revanche la possibilité de laisser un quelconque commentaire. Il navigue librement à l’aide notamment de la barre des onglets affichés en haut de l’écran :
Outre les liens usuels servant à consulter les différentes contributions postées sur le site, certains onglets dirigent vers des informations à propos du site lui-même : "Tutoriels" où l’on se renseigne sur son mode de fonctionnement, "A propos", qui a déjà été présenté plus haut et enfin le "Blogue" (on notera l’orthographe canadienne !), géré par les administrateurs qui y publient statistiques et autres comptes-rendus sur l’état de santé de CentPapiers.
Sur la droite, la colonne des rubriques offre également un accès direct aux différentes catégories d’articles. En tout, dix-sept sont listées : arts, cinéma, disques, économie, entrevue, environnement, général, insolite, livres, médias, musique, politique, science, société, sports, technologie, télévision. L’écran central, lui, est partagé en différentes fenêtres correspondant à des articles, commentaires et autres publicités dont nous parlerons plus loin, dans les parties qui concernent l’apparence ou le contenu.
Une fois que l’utilisateur est connecté, une barre des tâches apparaît en haut de la page principale :
Sur celle-ci se situent les fonctionnalités courantes : proposer un article, une chronique, un billet, une vidéo. D’autres onglets y sont visibles. Le lien "Quitter" pour se déconnecter et celui de la "Salle de rédaction", où l’on peut consulter la liste des articles en cours de validation et certaines remarques ou questions d’utilisateurs. Et finalement, sur l’extrême gauche, l’icône "Votre page" au moyen duquel on accède au données de son profil.
C’est ce dernier onglet ("Votre page") qui retiendra notre attention puisque du point de vue fonctionnel celui-ci fait défaut. En effet, tant que l’utilisateur n’a rien posté (article, commentaire, etc), la page sur laquelle ce lien mène n’affiche qu’une fenêtre blanche et statique dont on ne peut absolument rien faire. Dans les tutoriels – que l’on trouve facilement au dessus de la barre personnelle – rien n’indique qu’il faille agir pour exister (même si bien sûr c’est le principe du site).
Toutefois, dès qu’un élément d’information est proposé par l’utilisateur (article ou autres), cette page personnelle prend vie et indique enfin quelques informations sur le compte utilisateur. Le pseudonyme du rédacteur et un espace prévu pour sa photo surplombent les articles qu’il a publié. Sur la gauche, une colonne présente les données en chiffres du profil : le nombre d’articles et de commentaires à son actif, le nombre et note des votes ainsi que le total des visites générées. En dessous de ces informations, le fil RSS des articles de l’utilisateur.
Néanmoins d’ici, rien n’est modifiable. Pour gérer son profil il faut cliquer sur un lien indiqué en rouge « modifiez vos informations ». C’est là que l’on accède à "l’envers du décor". A une page sensiblement différente en apparence de l’interface "visiteurs" du site :
Il s’agit de l’interface du système de publication SPIP (système de publication pour l’Internet).
SPIP est un système de publication pour l’Internet qui s’attache particulièrement au fonctionnement collectif, au multilinguisme et à la facilité d’emploi. C’est un logiciel libre, distribué sous la licence GNU/GPL. Il peut ainsi être utilisé pour tout site Internet, qu’il soit associatif ou institutionnel, personnel ou marchand. SPIP est développé (programmé, documenté, traduit, etc.) et utilisé par une communauté de personnes que chacun est invité à rejoindre (ou simplement à contacter) sur différents sites Web, listes de discussion par email et rencontres (les fameux « Apéros-SPIP »). Le programme est né en 2001 d’une initiative du minirézo, un collectif défendant le Web indépendant et la liberté d’expression sur Internet. Il est actuellement utilisé sur des dizaines de milliers de sites très divers[iv]. A l’heure actuelle, près de 6250 sites web fonctionnent avec SPIP.
En réalité, SPIP est géré par les administrateurs du site. L’utilisateur, lui, se retrouve face à ce type d’interface et, comme on le voit sur la capture d’écran de la page précédente, de grandes icônes y sont placées. La principale différence pour l’utilisateur, c’est que le rôle de cette page personnelle interne est la gestion de son profil et le suivi des discussions autour des articles en cours.
L’utilisateur peut effectivement contrôler les informations fournies sur son profil. Celles-ci sont également visibles pour les autres utilisateurs, excepté l’adresse e-mail, qui reste confidentielle. Le numéro de rédacteur (fourni dès l’inscription), le logo et la biographie (éventuellement ajoutés) sont publics, sur les deux types d’interface (SPIP ou normale). Les autres utilisateurs peuvent aussi voir la liste des articles écrits par chacun et laisser un message personnel à l’auteur. C’est en cliquant sur "Modifier cet auteur" que l’utilisateur peut gérer certaines informations pratiques : adresse et URL de son site Internet personnel, pseudo et mot de passe.
L’autre fonction principale, ce sont les forums élaborés au sujet des différents textes attendant d’être validés. On peut imaginer que l’un des objectifs pour les administrateurs est d’obtenir l’avis préalable des participants les plus actifs sur l’intérêt des futures publications. En théorie, c’est un bon moyen d’avoir une idée des réactions possible avant la diffusion de l’information et une bonne plateforme d’échanges internes pouvant susciter de nouveaux débats. Néanmoins il s’avère être totalement inutilisé puisqu’il ne contient que sept messages au total et que seuls les deux derniers messages datent de janvier 2008. Le message précédent ayant été posté en décembre 2006 !
En réalité, malgré qu’elle permette de lire les articles en cours de validation, je doute que cette page interne soit beaucoup utilisée par les utilisateurs communs. Les autres fonctions qu’on y trouve sont : un agenda à télécharger pour « rester en contact avec la vie du site », un système de messagerie personnelle, un moteur de recherche rattaché à CentPapiers (celui de la page "visiteurs" est hébergé par Branchez-Vous) et des outils un peu superflus pour changer la couleur ou la langue d’utilisation (de l’interface SPIP uniquement), parmi une gamme de cinq magnifiques teintes et tout de même plus de quarante idiomes ou dialectes (de l’Arabe à l’Esperanto en passant par le Kréol rényoné et l’Òc gascon !)b. En haut à droite de l’écran, on trouve encore une rubrique d’aide pour l’utilisation de SPIP et un onglet "Visiter" pour retrouver l’apparence normale.
Apparence :
C’est justement de l’apparence de la page d’accueilc dont nous allons nous occuper brièvement à ce stade de l’analyse. L’interface SPIP n’ayant rien à revendre de plus que son aspect fonctionnel.
Du point de vue pratique, la première page de CentPapiers fait quasiment mieux que ses équivalents français ou américains (Rue89, Agoravox, NowPublic). En effet, le site québécois introduit dans le haut de la page, non seulement une barre horizontale contenant les catégories d’information (articles, billets, vidéos, etc) mais aussi une liste des rubriques (arts, cinéma, économie, etc) dont la moitié est visible à première à l’ouverture de la page. Néanmoins, les autres sites privilégient la barre horizontale pour placer ces catégories, ce qui offre en réalité une meilleure visibilité à ces titres.
Du point de vue de la mise en page globale, CentPapiers ressemble assez à Agoravox et NowPublic. La page de démarrage de Rue89 fait, elle, plus de place aux gros titres. En fait Agoravox et NowPublic ont quasiment la même "Home page", les seules grosses différences étant la présence d’un espace vidéo et de l’absence du pub dans la partie haute chez Agoravox. C’est en partie l’affichage publicitaire qui différencie CentPapiers. La grande bande jaune de Branchez-Vous et la longue fenêtre publicitaire placée juste en dessous relèguent le contenu informatif jusqu’à la moitié inférieure de l’écran. Notons à ce propos que, parmi ces quatre services, seuls les deux sites nord-américains hébergent un espace – relativement important – prévu pour les annonceurs.
En ce qui concerne l’affichage des articles, CentPapiers tire bien son épingle du jeu puisque il contient en tout, un article principal, deux secondaires et trois "brèves", même s’il s’agit plus de titres que de débuts d’articles proprement dits. Sur ce point, seul Agoravox accorde une place importante au texte (avec trois articles moyens mais mieux présentés).
On retiendra donc que du point de vue visuellement pratique, CentPapiers se situe à mi-chemin entre Agoravox dont la page d’accueil, très claire, offre un réel aperçu des articles en Une ; et Nowpublic, assez semblable, mais privilégiant les titres en quantité et réservant un certain espace à la publicité.
Enfin esthétiquement parlant, ces trois sites se valent. Comme indiqué plus haut, Rue89 fait un peu bande à part avec une mise en page plus "tape à l’oeil" et chargée, donc moins lisible.
Contenu :
La question du contenu est délicate, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un site communautaire de "type" CentPapiers. Ceci pour deux raisons principales. D’une part, il n’est pas possible de rendre compte de l’évolution globale du contenu d’un site en tentant de l’analyser à un moment donné de son existence. D’autre part, étudier la qualité de l’information qu’il fournit et la liberté d’expression accordée aux rédacteurs, implique une lecture rigoureuse d’un grand nombre d’articles et de commentaires. La rapidité avec laquelle l’information s’accumule et se diffuse sur l’Internet nous force à renoncer à une telle entreprised.
Il s’agit donc de se pencher assez succinctement sur ce sujet. On a vu premièrement que le site était articulé autour de cinq genres de contributions différentes : articles, chroniques, billets, commentaires et vidéos ; classées en de multiples rubriques (voir "Utilisation" bas de page 3). Ainsi, l’intitulé de certaines catégories manque de pertinence, comme "Général"où l’on passe des séismes du Pérou au mariage de Nicolas Sarkozy, via l’exaltation fantasmatique d’un vieil homme dans un centre de thalassothérapie. Bien sûr, il n’est pas toujours facile de trier les articles par domaines précis. Mais à ce niveau, il y a un petit manque de rigueur. On aurait dû ranger le premier sujet dans "Environnement", le second dans "Politique", ou éventuellement avec le dernier dans "Insolite"…
Mais passons car ce n’est pas là l’essentiel. En effet, sur la première page, on voit qu’il y a un article vedette, bordés d’autres textes, datant des trois ou quatre derniers jours. Ici, CentPapiers gagne un point car en passant simplement le curseur sur le titre, on connaît sa date de publication, le nombre des votes et la note accordée. Outil pratique que l’on ne retrouve pas chez Agoravox, où seuls le nombre de réactions et l’auteur sont mentionnés. Chez Rue89 ces infos sont disponibles mais font partie de l’encadré, ce qui ajoute encore un peu de confusion dans la mise en page. On a donc ici, au niveau du contenu, une information utile et directe, qui ne prend que très peu de place.
Troisième point important, cette fois plus quantitatif que qualitatif. Si l’on compte le nombre de réactions sur CentPapiers, on s’aperçoit assez vite que beaucoup sont concentrées sur l’article "vedette". Les articles alentours, eux, n’ont que jusqu’à deux ou trois commentaires et la plupart n’en ont pas. Ici, Agoravox fait mieux, avec une moyenne de cinquante réactions par articles sur la page d’accueil, l’article de tête en comptant quarante-cinq (en une journée).
Enfin quatrième et dernier point, l’orthographe. Il est noté dans le texte consacré à la présentation du site que les articles sont systématiquement lus, évalués et corrigés. En parcourant quelques écrits publiés, donc validés par l’équipe éditoriale, des fautes pourtant assez flagrantes apparaissent. Ainsi, l’article en vedette au 25 février 2008, du rédacteur Delwinde-Hermann Tapsoba, sur le sujet : « Les femmes plus enclines à lutter contre le réchauffement climatique ? »[v] ; on peut lire :
que les femmes sont conservatrices et qu’elles se soucis plus du court terme
[…]
L’analyse […] vient peut-être tranché cette épineuse question
[…]
rumeur rependue dans ce domaine
[…]
la probabilité est de 90% que c’est l’activité humaine qui réchauffe la planète
La dernière phrase figure ici bien plus à titre stylistique qu’orthographique, cependant il est quand même étonnant de voir apparaître des fautes comme celles citées plus haut, lorsque l’on sait que l’article fut "en vedette" au moins l’espace d’une journée et que l’auteur l’a été, lui, cinq fois au total.
Expériences sur le site :
Pour tester les limites du filtrage des articles par le comité éditorial, j’ai posté moi-même un article sur un sujet fictif et humoristique, tiré de l’émission de la chaîne de télévision Canal+ Bienvenue au Groland. Au terme de plus trois jours (tout de même) d’attente, le sujet, qui était placé dans la liste d’attente pour la validation, a été finalement éliminé. Pourtant, aucune explication ne m’est parvenue concernant la suppression de mon article, même s’il paraissait bien sûr évident qu’il ne passerait pas à travers les mailles de la rédaction. Au terme de cette petite expérience, j’ai relevé en fin de compte que les articles pouvaient être supprimé sans préavis et qu’il fallait quelques jours pour décider du sort d’un article très explicitement hors sujet.
Pour tester un peu plus précisément le système de CentPapiers, j’ai soumis un article sérieux au sujet des dernières votations du canton de Genève (24 février 2008). L’article en question est passé dans la liste d’attente le lundi 25 et il était publié le mardi 26. Ici, la rapidité d’exécution était satisfaisante, mais un autre élément a immédiatement attiré mon attention. En effet, l’article que j’avais écrit s’est vu doté, lors de sa parution, d’une image d’illustration sur laquelle on pouvait voir une cigarette allumée. Ajout anodin en termes de contenu, c’est certain. Mais très significatif en revanche des possibilités qu’a la rédaction de modifier un objet (même moindre, il y a bien là modification), sans consulter une fois de plus l’auteur de la contribution sur le choix ou la présence même de l’image. Cela étant dit, nous pouvons nous douter tout de même que la rédaction de CentPapiers n’opère pas des modifications trop importantes ou destinées à délibérément changer le sens d’un texte, sans en faire avis au préalable auprès des rédacteurs.
Aspect économique :
Le modèle économique sur lequel est basé le site CentPapiers est celui du bénévolat puisque chaque internaute peut être "journaliste", sans formation professionnelle requise, et a la possibilité de publier ses articles et d’interagir avec la communauté du site. Toutefois, depuis septembre 2007, les administrateurs se sont engagés à rétribuer du mieux que possible les meilleurs rédacteurs, à savoir les plus actifs, lus et commentés de la plateforme.
Le système est le suivant :
C. Être payé pour participer ?
L’objectif ultime de CentPapiers demeure la participation du citoyen dans la circulation de l’information. Toutefois, cela demande du temps, de l’implication et de la rigueur, tant pour les rédacteurs , c’est-à-dire le citoyen, que pour les éditeurs de CentPapiers. Conscient de cette implication, CentPapiers, en se tournant ainsi vers la publicité, espère faire avancer l’idée du média libre et de la participation citoyenne au Québec et de l’amener à l’avant plan. Pour se faire, il est nécessaire d’impliquer tous les acteurs et de partager les revenus avec les participants.
De quelle façon cela fonctionnera-t-il ?
Les revenus de CentPapiers seront modestes au départ. Toutefois, plus une nouvelle sera lue, plus le site sera visité, plus les revenus grandiront. C’est pourquoi, pour le bon déroulement de son développement et pour que le rédacteur puisse profiter pleinement de l’expansion du site, CentPapiers réservera un certain pourcentage de son revenu mensuel aux rédacteurs.
Comme il nous serait, impossible pour le moment, de rémunérer chacun des collaborateurs, CentPapiers retiendra 5 rédacteurs à la fin de chaque mois qui auront su, par leurs articles, s’imposer dans trois catégories selon le système de rétribution suivant : 1 point sera accordé par vidéo soumis, 2 points par billet, 2 points par chronique, 3 points par article, 1 point par commentaire rédigé, et finalement, 1 point par tranche de 200 visites. On ajoutera à ce total la moyenne de chaque article soumis par le rédacteur au cours du mois. De ces 5 rédacteurs, 3 seront sélectionnés au hasard, se partageant ainsi le pourcentage des revenus.
Si un rédacteur ne désire pas être rétribué, il sera tout simplement remplacé par un autre au moment du calcul du résultat. Les administrateurs de CentPapiers ne sont pas élligibles.
Cette façon de fonctionner sera en vigueur dès le 1er septembre 2007 et ce jusqu’à ce que la santé financière de CentPapiers soit meilleure. Il nous sera ensuite possible selon la situation de la modifier afin d’en améliorer la redistribution. D’ailleurs, CentPapiers s’engage à publier les revenus publicitaires afin de rendre le plus transparent possible le processus de rétribution.[vi]
Récemment contacté par e-mail au sujet du bon fonctionnement de ce système, Jean-Philippe Wauthier, l’un des deux créateurs de CentPapiers a déclaré :
[…]nous avions stipulé au début de notre aventure publicitaire que nous allions distribuer une partie des recettes avec les rédacteurs. Toutefois, comme les recettes demeurent très conservatrices, nous avons décidé de les distribuer
entièrement aux rédacteurs. Et ce jusqu'à nouvel ordre!
De quoi encourager la participation des usagers de CentPapiers et donner l’envie à d’autres de se brancher sur ce service…
Conclusion :
Au terme de cette analyse, nous avons étudié plus d’un aspect du site CentPapiers. Bien sûr loin de moi la prétention de l’avoir examiné sous toutes ses coutures. Néanmoins, nous en avons déterminé quelques points négatifs et d’autres positifs, que l’on ne comptabilise jamais de manière égale (il est toujours plus facile de signaler les erreurs que les qualités) ; et nous avons surtout découvert sous quels principes et comment fonctionnait ce service.
Ainsi, il a été noté que CentPapiers bénéficiait d’un accès libre à l’information – pas besoin d’être membre pour lire les articles – et d’un esprit invitant à la participation avec le système de rémunération des collaborateurs. En publiant l’article que j’ai écrit sur des votations ayant eut lieu à Genève, la rédaction de CentPapiers a fait preuve d’une certaine ouverture d’esprit étant donné que beaucoup d’articles concernent le Québec ou la France. Car un des points qui fait sa qualité, c’est justement la diversité des articles qu’on y trouve. Des sites comme Agoravox ou Rue89 sont plus facilement orientés vers des sujets d’actualités franco-français. CentPapiers est à la frontière de plusieurs cultures : québécoise, française (plus généralement francophone) et Nord-américaine.
Globalement la navigation y est bonne, malgré quelques détails, notamment l’absence de moteur de recherche spécialisé pour le site, que j’ai pu signaler ça et là. Les articles sont souvent intéressants et sollicitent une participation assez régulière. Quelques fautes d’orthographe, qu’il serait possible d’éviter en mettant davantage d’utilisateurs à contribution.
notes:
a Il ne m’est également pas possible d’évaluer aussi précisément la qualité de ces services, par mes propres moyens.
b En réalité ce grand choix de langues est un outil fourni par SPIP et un argument de vente pour le logiciel, utilisable (donc vendable) dans de nombreux pays. L’utilisateur n’utilise en général que la langue correspondant à celle du site sur lequel il publie ses articles.
c Pour comparer les différentes pages d’accueil, nous considérerons ici l’équivalent en surface d’une capture d’écran uniquement. Il serait trop long d’évaluer les qualités des pages dans leur integralité et cette limite permet de se placer du point de vue qu’obtient le visiteur dès son arrivée sur le site.
d Cela n’entrerait d’ailleurs pas dans le cadre d’une analyse comme la nôtre.
[i] Depuis http://www.centpapiers.com/spip.php?page=apropos
[ii] Voir l’article de Tim O’Reilly, « What is Web 2.0 ? » sur http://www.oreillynet.com/pub/a/oreilly/tim/news/2005/09/30/what-is-web-20.html
[iii] Voir le texte original sur http://www.centpapiers.com/spip.php?page=apropos
[iv] Ces quelques lignes sont tirées de la version française du site http://www.spip.net/
[v] Pour voir l’article : http://www.centpapiers.com/Les-femmes-plus-enclines-a-lutter,3138
[vi] Figure dans la rubrique "A propos" (cf. note 1)
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